Hkeya fi Hkeya
Hkeya fi Hkeya (Littéralement : Une histoire dans une autre) est une série de vidéos et de podcasts qui racontent le patrimoine immatériel de la médina du Kef, avec ses Zaouias, sa Hara et sa Ghriba, ses Oulis, ses chants soufis, son Borzguene et ses bijoux traditionnels. Vous pouvez découvrir le circuit culturel via des QR codes sur les panneaux installés dans la médina du Kef. Ce parcours culturel a été créé par Museum Lab. Le site web du circuit culturel a été développé par Digital Cultural eXperience.

LA MÉDINA DU KEF

La Médina du Kef se trouve dans la région du Haut Tell à une altitude de 735 mètres au-dessus de la mer. Au début, les Libyques et les Numides ont participé à sa fondation puis plusieurs civilisations s’y sont succédées. Depuis le paléolithique à l’ère ottomane en passant par les ères numide, romaine, byzantine puis arabo-musulmane, elle constitue un véritable melting-pot culturel.

Parmi les plus importants sites historiques de la Médina, on trouve la Kasbah, l’église Saint Pierre ou “Dar el Kaous“, la basilique, les citernes romaines et la Zaouïa de Sidi Bou Makhlouf. S’y ajoute la Zaouïa Rahmaniya qui abrite désormais le musée des arts et traditions populaires du Kef.

Quant à l’héritage culturel immatériel, il se distingue par sa richesse couvrant les traditions orales, la musique, les arts de l’interprétation, les pratiques sociales, les rituels, les festivités, ainsi que les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

THE MEDINA OF KEF

The Medina of Kef is located in the region of High Tell at an altitude of 2411 feet above sea level. Since its birth, ancient Libyans and Numidians contributed to the foundation of the city. Then, several civilizations succeeded each other from the Paleolithic to the Ottoman era through the Numidian, Roman, Byzantine and Arab-Muslim eras.

Among the most important historical sites of the Medina are the Kasbah, the Church of St. Peter known as Dar el Kous, the Basilica, the Roman cisterns and the Zaouïa (mausoleum) Sidi Bou Makhlouf. and the Zaouïa Rahmaniya which now houses the Museum of Arts and Popular Traditions of Kef.

The Kef’s intangible cultural heritage also stands out for its richness in terms of oral tradition, music, performing arts, social practices, rituals, festivities, and tradtional craftsmanship skills.

مدينة الكاف

تقع مدينة الكاف بمنطقة التل الأعلى على إرتفاع 735 مترا فوق سطح البحر. ساهم في تأسيس هذه المدينة اللوبيون والنوميديون منذ فجر التاريخ و تعاقبت عليها الحضارات من العصر الحجري إلى العهد العثماني مرورا بالعهد النوميدي ثم الروماني والبيزنطي ثم العربي الإسلامي. تعد القصبة و البازيليك وكنيسة دار القوس والخزانات الرومانية ومقام سيدي بومخلوف من أهم المعالم التاريخية و تضاف لها الزاوية الرحمانية التي أصبحت تأوي متحف العادات والتقاليد الشعبية. يتميز الموروث الثقافي اللامادي كذلك بثرائه من ناحية التقاليد الشفوية، والموسيقى وفنون الأداء، والممارسات الاجتماعية، والطقوس، والمناسبات الاحتفالية، والمهارات المرتبطة بإنتاج الصناعات الحرفية التقليدية.

LELLA MNA

La Médina du Kef est entourée par une ceinture de sources d’eau douce, pratiquement de tous les côtés, comme “Ain Mnakh“ ou “Ras El Ain“ qui se trouve au centre de la Médina. Les noms de certaines sources ont souvent été associés à des saints, comme Aïn Sidi Mansour, Aïn Zaouïa, c’est-à-dire la zaouïa de Sidi Ahmed Cherichi, etc.

Ces sources ont plusieurs fonctions dont la principale est de soigner, comme la source Ain Sidi Mansour qui soigne la maladie infantile et la coqueluche.

La plus célèbre de ces sources demeure Lella Mna connue auparavant sous le nom « Ninna Sala », et qui se trouve à Ras El Ain sous la forme d’un isoloir visité par les femmes pour obtenir des bénédictions et vaincre la stérilité. Elles le fréquentent souvent pour faire des rituels particuliers comme casser des récipients en argile au point de jaillissement de la source, ou encore égorger des poules, allumer des bougies, brûler de l’encens.

Lella Mna

The Kef Medina is surrounded by a belt of freshwater springs on practically all sides, like « Ain Mnakh » and « Ras El Ain » which is in the center of the Medina. The names of some sources have been inspired by saints, such as « Ain Sidi Mansour » and « Ain Zaouïa » that refers to the zaa of Sidi Ahmed Cherichi, etc.

The sources have several functions like healing from some sicknesses. The source « Ain Sidi Mansour » for instance treats the childhood disease and whooping caugh.

The most famous of these sources is Lella Mna, previously known as « Ninna Sala », wich is located in « Ras El Ain » as a booth visited by women to obtain blessings and overcome sterility. These women usually frequent it to perform special rituals such as breaking clay pots where the water flows to the outside world, slaughtering chickens, lighting candles, and burning incense.

للا منى

يحيط مدينة الكاف طوق من عيون المياه العذبة من كل الجهات تقريبا ، إذ نجد رأس العين ، عين مناخ ، بين العنين، إلخ. كما اقترنت أسماء بعض العيون بالاولياء الصالحين مثل عين سيدي منصور،عين الزاوية أي زاوية أحمد الشريشي …و للعيون وظائف متعددة أبرزها المداواة مثل عين سيدي منصور لمداوة (مرض بونغو) الذي يصيب الأطفال الصغار في السن.

ومن أبرز هذه العيون للا منى المعروفة قديماً باسم « ننا سالة » و التي تقع في رأس العين وهي خلوة اتخذتها النسوة للمداوة على العقم وتتوافد عليها النساء و يقمن بتكسير أواني فخارية عند منبع الماء. و تواصلت هذه العادة بالتبرك عن طريق ذبح الدجاج و إشعال الشموع .

LES BASSINS

Le site naturel primitif du Kef se distingue par sa conservation d’un nombre d’éléments naturels dont le plus important est le plateau rocheux, dont une partie apparait encore dans certaines parties du tissu urbain de la Médina, connues sous le nom des « argiles ».

Il se distingue également par le nombre de sources d’eau douce dont la plus importante est certainement Ras El Ain, dont l’eau généreuse irriguait autrefois une oasis où se trouvaient plusieurs jardins.

Parmi les curiosités de cet endroit, nous trouvons une grotte appelée « la grotte du lion » en référence à un antre de lions qui existait autrefois du temps où les portes de la Médina se fermaient. Le dernier lion a été abattu à un endroit appelé aujourd’hui « Sidi Essid », ce qui veut dire « Le maître lion », dans la région de Dardouria, du côté de l’olivier, là où auparavant existait une forêt touffue de frênes. On peut également observer la présence de bassins dont les habitants se servaient jadis, et notamment les femmes pour laver la laine.

THE BASINS

The primitive natural site of Kef stands out for its conservation of a number of elements, the most important of which is the rocky plateau, part of which is integrated in the urban fabric of the Medina and known as the « clays ».

Another distinctive element in the city is the presence of several sources of fresh water of which the most important one is certainly « Ras El Ain ». The water from this generous spring used to irrigate an oasis with several gardens.

Among the curiosities of this place is a cave called « the cave of the lion », for its past destination as a lair of lions, in a time when the gates of the Medina used to closed. The last lion was shot in a place called « Sidi Essid » which means « The lion master », in the area of ​​Dardouria, on the side of the olive tree, where previously existed a dense forest of ash trees. Basins remain part of the city’s fabric. This is where the inhabitants and particularly the women wash the wool.

الجوابي

يتميز موقع الكاف الطبيعي البدائي باحتفاظه بجملة عناصر طبيعية بارزة ولعل اهمها النجد الصخري الذي مازالت اجزاء منه بارزه، منها ماهو متواجد في قلب النسيج العمراني للمدينة العتيقة والمسمى بالصلصالات، يوجد كذلك عديد العيون اهمها على الاطلاق راس العين. وتسقي مياه هذه العين الغزيرة واحة حقيقية كانت بها عديد الأجنة.

ومن طرائف هذا المكان كهف يسمى “بغار الصيد“ كان عرينا في السابق للأسود لما كانت المدينة تغلق بالابواب ووقع القضاء على آخر أسد بالمكان المسمى اليوم سيدي الصيد بناحية الدردورية من جهة الزيتونة حيث كانت توجذ غابة كثيفة من شجر الدردار. ونلاحظ الى يومنا هذا بقاء الاحواض المسماة بالجوابي حيث كان الاهالي وخاصة النساء يغسلن الصوفيات

ÉGLISE SAINT PIERRE (DAR EL KAOUS)

Durant l’époque romaine, la Médina était remplie de bâtiments et d’édifices religieux, ce qui en a fait un des plus importants lieux du pays pour la surveillance des routes principales et pour l’affrontement des mouvements de résistance civile.

A la fin de l’ère classique, sous la domination chrétienne, le nom de la ville a changé de « Sicca Veneria », la cité vénérée, à « Sicca Beneria », la cité bénie.

L’église Saint Pierre, ou Dar el Kous, a été fondée sur les ruines d’un ancien temple païen, puis elle a été désertée durant le moyen âge jusqu’à ce que Giudicelli la restaure en 1882 pour en faire une église catholique durant le protectorat français jusqu’en 1960.

Son emplacement proche de la mosquée Sidi Baccouche et de la synagogue Ghriba est un signe fort d’une culture qui incarne la diversité et la coexistence des religions dans la ville.

ST. PETER’S CHURCH (DAR EL KAOUS)

During the Roman era, the Medina was full of religious buildings and edifices, making it one of the most important places in the country for the surveillance of the main roads and the confrontation of the civil resistance movements.

At the end of the classical era, under Christian rule, the name of the city changed from « Sicca Veneria », the venerated city, to « Sicca Beneria », the blessed city.

The church of St. Peter or Dar el Kous was founded upon the ruins of an ancient pagan temple, but was then deserted during the Middle Ages until Giudicelli restored it in 1882 to make it a Catholic church during the French protectorate until 1960.

Its location close to the Sidi Baccouche Mosque and the Ghriba Synagogue is a strong reflection of the culture of diversity and the coexistence of religions in the city.

كنيسة دار القوس

كانت المدينة تزخر بالمباني والمنشئات الدينية خلال الفترة الرومانية، مما جعلها واحدة من أهم الأماكن في البلاد لمراقبة الطرق الرئيسية ومواجهة حركات المقاومة الاهلية . تم تحويل اسم « سيكا فينيريا » ، في نهاية العصور القديمة الكلاسيكية ، تحت النفوذ المسيحي ، من مدينة مبجلة )سيكا فينيريا( إلى مدينة مباركة )سيكا بينيريا(

شيدت كنيسة دار القوس على أنقاذ معبد وثني قديم ، ثم هجرت مدة القرون الوسطى الى ان قام جوديشلي سنة 1882 بترميمها لتتحول إلى كنيسة كاثولكية مدة الحماية الفرنسية حتى سنة 1960. ويعتبر تواجدها قرب مسجد سيدي البكوش وبيعة اليهود المسماة بالغريبة رمزا قويا لثقافة الاختلاف والتعاييش الديني.

LELLA LAEJ

Ce mausolée se trouve dans l’ancien quartier juif, près de l’église Saint Pierre ou Dar el Kous. Il est souvent visité pour demander de l’aide ou exaucer des vœux. Les femmes le visitent habituellement pour demander la réalisation de leurs désirs, comme faciliter l’obtention d’un travail ou demander la guérison d’un membre de la famille.

Et lorsque les vœux des visiteuses de Lella Laej se réalisent, elles font des offrandes, comme égorger des poules ou des moutons et préparer du couscous dans le mausolée pour l’offrir aux démunis et aux gens de passgae .

LELLA LAEJ

This mausoleum is located in the old Jewish quarter, near the Church of St. Peter known as Dar el Kous. It is often visited to ask for help or for the granting of wishes. Women usually visit to ask for the fulfillment of their wishes, such as to easier getting a job or to ward off a family member’s illness.

And when the wishes of the visitors of Lella Laaj come true, they make offerings, for instance by slaughtering chickens or sheep and preparing couscous in the mausoleum to offer it to the poor and passersby.

للا لاعج

يقع هذا المقام في الحي اليهودي القديم بالقرب من كنيسة دار القوس )القديس بطرس (. وغالبا ما يقصد هذا المقام لقضاء الحوائج او لطلب المساعدة وعادة ما تقصده النسوة لتلبية رغباتهن ،أو لتسهيل الحصول على شغل او لدفع مرض قد أصاب احد أفراد الأسره.

وعند تلبية وتحقيق رغبات النسوة اللاتي زرن مقام للة لاعج يتم تقديم القرابين كذبح الدجاج أو الخرفان و طهي أكلة الكسكسى في المقام ليقدم إلى الفقراء والمساكين وعابري السبيل.

LE VIEUX SOUK DE LA MÉDINA DU KEF

Ce souk était considéré comme le plus important lieu commercial de la Médina où se sont établis commerçants et artisans. Il a probablement été fondé autour du commerce de bijoux aux côtés d’autres activités commerciales comme la vente de la laine et ses produits comme les Burnous, les Kachabia, les Abana, les Klims. Dans le souk, se vendaient de la poterie, des graines comestibles, des outils agricoles et tout ce que nécessite la préparation des plats traditionnels régionaux et locaux, comme le Borzguène.

THE OLD SOUK OF THE MEDINA OF KEF

The old souk was the most important commercial center of the Medina, where trades and handicrafts were based. The souk was probably founded around the jewelry trade alongside other commercial activities such as the sale of wool and its products like burnous, kachabia, abana and klims. In the souk were also saled the pottery, edible seeds, agricultural tools and all that requires the preparation of traditional regional and local dishes, such as Borzguene.

السوق العتيقة بمدينة الكاف

كان يعتبر أول و أهم مكان تجاري بالمدينة حيث ينتصب التجار والحرفيون، وغالبا ما تمحور حول تجارة المصوغ إلى جانب أنشطة تجارية أخرى كبيع الصوف والبرنوص والقشابية والعبانة و الكليم و الأواني الفخارية و الحبوب و المعدات الفلاحية وكل مايحتاج اليه لاعداد المأكولات و الأطباق التقليدية منها الجهوية او المحلية كالبرزقان

LA GHRIBA

La synagogue appelée Ghriba fait partie des plus importants monuments historiques religieux mettant en évidence la diversité culturelle et religieuse de la ville du Kef.

Les juifs se sont établis au centre de la Médina, où ils ont construit la synagogue Ghriba pour pratiquer leur culte religieux, et où ils ont développé leurs activités commerciales dans le quartier connu aujourd’hui sous le nom de la « Hara ». La synagogue a été construite au début du 4ème siècle. La première mention de la communauté juive dans les sources historiques remonte à 1740.

Il apparaît que la synagogue est en lien étroit avec les juifs nomades (Les Bahoussa) qui présentaient beaucoup d’us et de coutumes en commun avec certaines tribus arabes, comme les tribus Hannechi et Drid.

Les rituels et célébrations religieuses pratiqués par les juifs lors de leur visite à la Ghriba du Kef sont divers. Ces rituels comportent l’allumage des bougies, la prière et la supplication. Les pèlerins, et particulièrement les femmes, ont la croyance que ces rituels contribuent à faciliter certains aspects de la vie, comme le mariage, la procréation, la guérison et la fortune.

Les juifs du Kef sont connus pour leur savoir-faire dans les métiers de l’or et la joaillerie, ainsi que pour leurs chants.

THE GHRIBA

The synagogue, called Ghriba, is one of the most important religious historical monuments that highlight the cultural and religious diversity of the city of Kef.

The Jews settled in the center of the Medina and built the Ghriba synagogue to practice their religious worship as well as their commercial activities developed in the area known today as « Hara ». The synagogue was built at the beginning of the 4th century, and the first historical documents that refer to it date from 1740.

Obviously, the synagogue is in close connection with the nomadic Jews (the Bahoussas) who had several habits and customs in common with certain Arab tribes, such as the Hannechi and Drid tribes.

The rituals and religious celebrations practiced by the Jews during their visit to the Ghriba of Kef are diverse. These rituals include candle lighting, prayer and supplication, and so on. Pilgrims, especially female ones, believe that these rituals help to facilitate certain aspects of life, such as marriage, procreation, healing and fortune.

The Jews of Kef are known for their expertise in gold and jewelry. They are also known for their songs.

الغريبة

تعد بيعة اليهود التي يطلق عليها إسم « الغريبة » من أهم المعالم التاريخية ذات الصبغة الدينية التي تميز التنوع الثقافي و الديني لمدينة الكاف.

أتخذ اليهود من قلب المدينة مكانا لاستقرارهم و توسعهم فشيدوا معبد الغريبة لممارسة طقوسهم الدينية. هذا إلى جانب أنشطتهم التجارية داخل الحي المعروف باسم « الحارة » اليوم. يعود تأسيس المعبد حسب المصادر الى بداية القرن 4 لتتم أول بيعة للجالية اليهود بالمعبد سنة 1740

ويبدو أن لهذه الأخيرة علاقة وطيدة باليهود البدو )البحوصه(الذين كانوا يشتركون مع بعض القبائل العربية ، نذكر منها الحنانشة ودريد في جملة من العادات والتقاليد.

تتنوع الطقوس الدينية و المراسم الاحتفالية التي يقوم بها اليهود خلال زيارتهم إلى غريبة الكاف و تتضمن هذه الطقوس إشعال الشموع و القيام بالدعاء والتضرع . و يعتقد الحجيج والنساء منهم على وجه الخصوص بأن هاته الممارسات تساهم في تيسير بعض شؤون الحياة مثل الزواج لقاصدي الزواج و الإنجاب للمتزوجين و الشفاء للمرضى وجلب الرزق. وقد عرف عن اليهود في مدينة الكاف اتقانهم للحرف المتعلقة بالذهب كصناعة الحلي كذلك والغناء .

LA ZAOUÏA SIDI ALI EL MLAIHI

Près de la Ghriba se trouve la coupole de Sidi Ali El Mlaihi connue comme le cimetière des nobles, ou la « Tourba des Beys ». Cette Zaouïa abrite le tombeau du Agha Ali Turki, décédé à la fin du 17ème siècle, et qui de son vivant avait obtenu la gouvernance de la région du Kef et s’y était établi. Il a épousé une femme issue de la tribu Chennoufi et ils ont eu pour fils Mohamed, le père de Ali Pacha. Puis il a épousé une deuxième femme qui descend de la tribu Cherni et qui lui a donné comme fils Hussein, le fondateur de la dynastie Husseinite en 1705.

THE ZAOUÏA SIDI ALI EL MLAIHI

Near the Ghriba is the dome of Sidi Ali El Mlaihi, which was called the cemetery of the nobles, or “Tourbet el Bey”. It is known for housing the tomb of Agha Ali Turki, who died in the late 17th century. He had obtained the governorship of region of Kef and settled there where he married a woman from the Chennoufi tribe and their son was Mohamed, the father of Ali Pasha. Then he married a second wife, from the Cherni tribe, who gave him another son named Hussein, who was the future founder of the Husseinite dynasty in 1705.

زاوية سيدي علي الملايحي

على مقربة من الغريبة تقع قبة سيدي علي الملايحي التي كانت تسمى بمقبرة الشرفاء او بتربة البايات. عرفت بوجود ضريح الاغا علي التركي الذي توفى في أواخر القرن 17.وكان هذا الأخير قد تولى قيادة جهة الكاف حيث استقرّ وتزوّج بامرأة تنحدر من قبيلة الشنانفة أنجب منها محمد أب علي باشا، ثمّ تزوّج بثانية شارنيّة أنجبت له حسين مؤسّس الدولة الحسينيّة سنة 1705م.

LA ZAOUÏA SIDI BOU MAKHLOUF

Depuis le haut de la colline, la Zaouïa Bou Makhlouf domine toute la Médina. Elle représente un très bel exemple de l’architecture religieuse ottomane, influencée par l’art andalous.

La zaouïa se trouve à côté de monuments importants comme la basilique et la Kasbah. Elle est aussi proche de l’hôtel, du café et de l’école Mellitia. Elle donne sur des escaliers menant à une place qui porte le même nom : « Place Bou Makhlouf ».

La Zaouïa se compose d’un petit patio et d’un minaret richement orné dont la particularité réside dans sa partie supérieure recouverte de céramique et comportant des fenêtres géminées sur chaque face. La montée du minaret se fait par un escalier en colimaçon finissant sur un couloir circulaire et sinueux. Elle comporte également deux coupoles décorées de l’extérieur. La plus petite, plus sobre, abrite les tombeaux de Sidi Abdallah Bou Makhlouf El Fassi et sa descendance. Quant à la grande, qui a des fenêtres hautes, elle constitue un espace qui accueille les activités religieuses, notamment la prière et le dhikr de la Aissaouia.

La Zaouïa reçoit de nombreux visiteurs dont la plupart sont des locaux ou issus du nord-ouest en général, et qui sont animés par le souhait d’avoir la bénédiction de ce saint tout en pratiquant plusieurs rituels et célébrations comme la zarda et les mariages.

Elle est aussi connue pour son rôle dans la préservation et la valorisation des chants traditionnels.

Parmi les rituels soufis il y a la Mad’hiya qui est un type d’incantation de louanges selon la Tariqa Aissaouia, du maître spirituel Mohamed Ben Aissa. Elle consiste en un ensemble de vers poétiques chantés en des mélodies particulières.

Il y a aussi la Hadhra qui consiste en l’alignement des hommes en une ligne, pieds nus et dénués d’habits supérieurs comme le burnous et les djebbas, qui font les « répétiteurs » et invoquent Allah en répétant « Lui, Lui, Lui » (Houwa) à la manière des soufis.

Citons aussi la Takhmira qui est la transe qui vient après la sortie, d’un homme de la Hadhra, de la ligne, après avoir dansé un moment. Il se met par exemple à manier une épée, ou casser du verre avec ses dents, ou gober des clous en métal.

L’une des célébrations les plus fameuses de la Zaouïa Sidi Bou Makhlouf est la Kharja de Bou Makhlouf, organisée au mois d’avril de chaque année. La population locale l’organise pour animer la ville à travers la musique. Les femmes y portent l’habit traditionnel keffois et leurs meilleurs bijoux.

Quant à la célébration de noce, comme l’établissement du contrat de mariage, tous deux se déroulent dans l’acclamation des Mad’hiya, du dhikr et des chants et sont accompagnés par les bonnes odeurs d’encens et d’eau de rose, pour purifier et bénir les mariés.

THE ZAOUÏA SIDI BOU MAKHLOUF

From the top of the hill, the Zaouïa Sidi Bou Makhlouf dominates the whole Medina and represents a strong example of Ottoman religious architecture, influenced by Andalusian art.

It is located next to important monuments like the basilica or the Kasbah. It is also close to the hotel, café and Mellitiya Medrassa. The Zaouïa overlooks stairs leading to a square bearing the same name: « Bou Makhlouf Square ».

The Zaouïa consists of a small patio and a richly decorated minaret whose particularity resides in its upper part covered with ceramic and having twin windows on each side. The top of the minaret is accessible through a spiral staircase ending in a circular and winding corridor. The Zaouïa has also two domes decorated from the outside. The smaller is less ornate and houses the tombs of Sidi Abdallah Bou Makhlouf El Fassi and his descendants. The large one has high windows and hosts religious activities, including the prayer and dhikr (devotional acts) of Aissaouia.

The Zaouïa receives many visitors, most of whom are locals from Kef or citizens from the Northwest in general. The visits serve to get the blessing of this saint and to practice many rituals and celebrations such as zarda, a special feast, and weddings.

Among the Sufi rituals is the Mad’hiya, which is a type of incantation of praise according to the order Aissaouia, of the spiritual master Mohamed Ben Aissa. It consists of a set of poetic verses sung in particular melodies.

There is also the Hadhra which consists of aligning men in a line, barefoot and devoid of superior clothes such as burnous and djebbas. They do « mantras », invoking Allah by repeating « Him, Him, Him » ​​(Houwa) in the Sufi way.

Let’s also mention the Takhmira, which is when one of the people of Hadhra, having danced for a moment, gets out of the line to go into a trance. For example, he begins to wield a sword, or break glass with his teeth, or swallow metal nails.

One of the most famous celebrations of the Zaouïa Sidi Bou Makhlouf is the Kharja Bou Makhlouf, organized in April each year by the local population to animate the city through music. Women wear the traditional dress and their best jewelry.

With regard to the wedding celebration, as for the establishment of the marriage contract, both take place in acclaim of Mad’hiya, with dhikr and songs and are accompanied by the good smells of incense and rosewater, to purify and bless the bride and groom.

زاوية سيدي بومخلوف

تشرف زاوية سيدي بومخلوف من أعلى سفح جبل الدير على كامل المدينة و تعتبر أنموذجا في غاية الجمال للعمارة الدينية في العهد العثماني المتأثّرة بالفن الأندلسي و تقع حذو معالم مهمة منها البازيليكا والقصبة و بالقرب من الفندق والمقهى والمدرسة الملّيتية. تفضي الزاوية إلى ممرّ مدرّج يفتح على ساحة سميت بنفس الإسم ”ساحة بومخلوف“.

تتكوّن الزاوية من صحن صغير ومئذنة مثمّنة تتميز بقسمها الأعلى المغلف بالخزف والمنفتح بشرفات مزدوجة في كلّ ضلع، ويتم الصعود إلى المئذنة عبر مدرج حلزوني ينتهي إلى جامور دائري فمخروطي. يضاف إلى ذلك قبتان مبرّجتان من الخارج ، تحتوي الصغرى الأقلّ زخرفة على أضرحة سيدي عبد الله بومخلوف الفاسي وأحفاده. أما الكبرى ذات النوافذ العلويّة فهي فضاء يضم الأنشطة الدينية خاصّة الصلاة وأذكار العيساويّة. و يتوافد على الزاوية العديد من الزوار اغلبهم من أصيلي المنطقة وسكان الشمال الغربي بصفة عامة وذلك للتبرك بهذا الولي الصالح و تقام فيها العديد من الطقوس و الاحتفالات مثل الزردة و عقد القران وتعرف كذلك بدورها في حماية الأغاني التقليدية وتثمينها .

ومن جملة الطقوس الصوفية نجد المدحية وهي أسلوب من أساليب تمجيد و مدح بالطريقة العيساوية للشيخ محمد بن عيسى وهي عبارة عن أبيات شعرية تغنى وفق نغمات موسيقية خاصة كما نجد الحضرة و تتمثل في وقوف صفّ رجال حفاة الأرجل مجردين من الجبايب والبرانس يقومون بدور « الردادة » و يذكرون الله بضمير الغائب ” هو هو هو ” على الاسلوب الصوفي. نذكر كذلك التخميرة و هي خروج شخص من الحضرة بعد مجال من الرقص الصوفي منتشيا فيقوم باللعب بالسيف مثلا أو بتهشيم الزجاج بأسنانه أو إبتلاع المسامير الحديدية.

ومن أشهر الإحتفاليات في زاوية سيدي بومخلوف نجد خرجة بومخلوف التي تنتظم في شهر افريل من كل سنة. ينظمها سكان المنطقة لتنشيط المدينة من خلال الموسيقى و تزدان فيها النسوة بلباسهن التقليدي الكافي و بأجمل حليهن. أما دخلة العرس شأنها شأن عقد القران فتعرف بصدح المدحيات والأذكار و الاناشيد مرافقة بالروائح العطرة للبخور وماء الورد من اجل تزكية للعريس و مباركته

LA BASILIQUE

L’Histoire de ce monument remonte au 6ème siècle. Il se compose d’une cour intérieure (patio central) entourée de couloirs, ainsi que d’une grande salle en forme de croix grecque et de quatre pièces dans les coins, et finalement d’un grand aqueduc du côté ouest. Plus tard il a été utilisé comme grande mosquée puis il a été converti comme édifice byzantin dédié à la religion chrétienne.

Elle se trouve en hauteur de la ville, sous la Kasbah et à côté de la Place Bou Makhlouf, il portait le nom de « Grande moquée ». Il date du 6ème siècle et se compose de deux importantes parties, le patio et le couloir qui l’entoure et qui mène aux autres salles. La plus importante de ces salles est celle en forme de croix qui comporte 4 pièces dans ses coins.

A la fin du siècle dernier, Charles Denis a profité des travaux de restauration du bâtiment pour découvrir la structure d’un édifice très ancien et très important. Au début, il a pensé qu’il s’agissait d’une église chrétienne avant que les travaux et les fouilles ne dévoilent des vestiges qui ont attiré l’attention de nombreux spécialistes en édifices anciens. Les experts se sont accordés pour le classer sous la catégorie des « édifices à bassins », bien qu’il présente des particularités propres. Quant à sa vraie fonction première, elle demeure polémique et ne fait pas l’unanimité.

Était-ce une sorte de banque pour les transactions monétaires ou abritait-elle les trésors de la cité ? Était-ce un refuge ou un lieu de restauration ou une poste ? Était-ce un lieu religieux ou un temple fortifié par exemple ? Ces hypothèses n’ont toujours pas été tranchées de façon définitive.

THE BASILICA

The history of this monument dates back to the 6th century. It consists of an inner courtyard (central patio) surrounded by corridors, as well as a large room in the shape of a Greek cross with four rooms in the corners, and a large aqueduct on the west side. Later it was used as a great mosque and was reestablished as a Byzantine building dedicated to the Christian religion.

It is located at the height of the city, under the Kasbah and next to the Place Bou Makhlouf, and was called « Great Mosque ». It dates from the 6th century and consists of two important parts, the patio and the corridor that surrounds it and leads to the other rooms. The most important of these rooms is the cross-shaped one with 4 rooms in its corners.

At the end of the last century, Charles Denis took advantage of the restoration work of the building to discover the structure of a very old and very important building. At first, he thought it was a Christian church before the excavations and works reveal remains that attracted the attention of many specialists in ancient buildings. The experts have agreed to classify it under the category of « basin buildings », although it has its own particularities. As for its real function, it remains controversial and there has not yet been decided on a unequivocal answer to this question.

Was it a kind of bank for monetary transactions or for housing the treasures of the city? Was it a shelter or a restaurant or post office? Was it a religious place or a fortified temple for example? These assumptions have not been definitively settled.

البازليك

يعود تاريخ هذا المعلم إلى القرن السادس م. ويتألف من باحة داخلية (فناء مركزي )محاطة بااروقة وقاعة كبرى في شكل صليب يوناني مع اربع حجرات في الزوايا وحَنِيّة كبرى من الناحية الغربية.وتم استغلاله في وقت لاحق كجامع كبير ثم أعيد لأصله كمعلم بيزنطي مرتبط بالديانة المسيحية.

يقع هذا المعلم بأعلى المدينة تحت القصبة بجانب ساحة بومخلوف وكان يسمى بالجامع الكبير. يعود إلى القرن السادس و يتكون من جزئين هامين الحوش و الرواق الذي يحيط به و يؤدي الي بقية الغرف. من اهم هاته القاعات نجد القاعة صلبية الشكل التي تتضمن علي اربع غرف في زواياها. في نهاية القرن استغل شارل دينس أشغال تعهد و صيانة للمبنى مكنته من الكشف عن هياكل معلم اثري قديم على غاية من الأهمية. في البداية ظنه كنيسة مسيحية ألا أن الأشغال و الحفريات أبرزت معلما أسترعى انتباه العديد من المختصين في المعالم الأثرية القديمة . أتفق الخبراء على ترتيب هذا الاخير ضمن المعالم المعروفة ”بالمباني ذات الأحواض” رغم انفراد هذا المعلم بخصوصيات تميزه عنها، أما الوظيفة الحقيقة للمعلم فقد بقيت محل جدل ولم يقع إلى حد الآن الإجماع حولها.

هل هو بنك للمعاملات المالية ام كانت تودع به كنوز المدينة ؟ هل هو مركز إيواء أو مركز بريد أو إطعام ؟ هل هو معلم ديني ام دير محصن مثلا ؟ لم يتم الحسم في هذه الفرضيات نهائيا

LA KASBAH

La Kasbah et ses alentours comportent des vestiges qui datent des époques romaine et byzantine. Parmi lesquels le praetorium, une petite église comportant des motifs datant de l’époque romaine, souvent associée à la présence d’un quartier militaire. Elle comporte aussi des remparts et des tours datant de l’époque byzantine.

Concernant l’Histoire récente de ce monument, le premier noyau qui le compose, connu sous le nom de « petite citadelle », a été construit en 1601 durant le règne de Othman Dey à l’époque de la formation du territoire tunisien. Quant à la grande citadelle qui entoure la première, elle a été construite par Hammouda Pacha vers le premier tiers du 17ème siècle, dans le but de renforcer le campement militaire et d’établir un édifice militaire permanent dans la région.

Depuis cette date, la Kasbah a connu des destructions suite aux guerres et révoltes que la région a connu, ainsi que trois restaurations, dont la dernière est celle conduite par Hammouda Pacha Husseinite en 1805. En 1881, la Kasbah a été occupée par l’armée française et n’a été restituée à l’armée tunisienne qu’en 1957. En 1986, ce monument a été cédé à la municipalité de la ville qui l’a restauré et transformé en site culturel et touristique.

THE KASBAH

The Kasbah and its surroundings include remains dating back to Roman and Byzantine times. Among them is the Praetorium, a small church with motifs from the Roman era that is often linked to the existence of a military district. The Kasbah also includes ramparts and towers dating from the Byzantine era.

Regarding the recent history of this monument, it appears that its first nucleus, known as the « small citadel », was built in 1601 during the reign of Othman Dey and the formation of the Tunisian territory as we know it today.

As for the great citadel that surrounds the first, it was built by Hammouda Pasha in the first third of the 17th century, with the aim of strengthening the military encampment and establishing a permanent military building in the region.

Since that date, the Kasbah has suffered destruction following wars and revolts, as well as experienced three restorations, the last of which was the one led by Hammouda Pasha Husseinite in 1805.

In 1881 the French army occupied the Kasbah, and since then it was restored to the Tunisian army only in 1957. In 1986, the Kasbah was ceded to the municipality of the city, which took care of its maintenance and transformed it into a cultural and touristic site.

القصبة

تحتوي القصبة وأحوازها على معالم تعود إلى الحقبة الرومانية والحقبة البيزنطية. منها ال praetorium وهي كنيسة صغيرة بها علامات تعود إلى العصر الروماني ، وغالبًا ما ترتبط بوجود موقع عسكري، كما نجد جدران وأبراج من الفترة البيزنطية. أما في خصوص التاريخ الحديث لهذا المعلم، فيبدو أن النواة الأولى التي تشكله والتي تعرف بالحصن الصغير ، قد نشأت في عام 1601 في عهد حكم عثمان داي وتشكيل الأراضي التونسية. أما الحصن الكبير الذي يحيط بالأول، فقد قام ببنائه حمودة باشا نحو الثلث الأول من القرن السبع عشر، وذلك بغاية تعزيز المعسكر وتنصيب وجق ) منشأة عسكرية ( دائم بالمنطقة. ومنذ ذلك التاريخ عرفت القصبة عمليات هدم جراء الحروب والإنتفاضات، و ثلاثة عمليات دعم وصيانة، لعل اخرها عملية الترميم والتحصين التي قادها في عام 1805 حمودة باشا الحسيني. في عام 1881 وقع إحتلال القصبة من قبل الجيوش الفرنسية، ولم يتم استردادها إلا سنة 1957 من قبل الجيش التونسي. منحت القصبة في عام 1986 للبلدية التي قامت بصيانتها وتحويلها إلى معلم ثقافي وسياحي.

Le musée des arts et traditions populaires du Kef

Le musée des arts et traditions populaires du Kef se trouve au sein de la Zaouïa Rahmaniya où il domine la place qui y mène grâce à la particularité de sa forme et son architecture aux imposantes coupoles. Il s’agit du patio Sidi Ali Ben Aissa, le dernier cheikh de cette tariqa.

Cette Zaouïa, au même titre que les autres Zaouïas Aissaouia et Qadiriya, nous rappelle une époque où Le Kef était la capitale des tariqas soufies dans le nord-ouest tunisien, et dont le rayonnement parvenait à une partie de l’est algérien.

Cet édifice présente une spécificité architecturale unique, il se distingue par l’absence de minaret malgré l’existence d’une mosquée d’une superficie importante, ainsi que par la taille de ses coupoles et la hauteur de ses murs. L’architecture de cette Zaouïa reflète la voie Rahmaniya, fondée sur la sobriété du décor, le dépouillement ornemental et la simplicité morphologique.

Le musée abrite d’importantes collections patrimoniales qui représentent les us et coutumes de la région du Kef, dont la plus importante est la collection de bijoux.

THE MUSEUM OF ARTS AND POPULAR TRADITIONS OF KEF

The Museum of Arts and Popular Traditions of Kef is located in the Zaouïa Rahmaniya where it dominates the square that leads to it, due to the particularity of its shape and architecture with imposing domes. This is the square of Sidi Ali Ben Aissa who was the last sheikh of this Sufi order. This Zaouïa, as the other Zaouïas Aissaouia and Qadiriya, reminds us of a time when Kef was the capital of the Sufi orders in the north-west of Tunisia, and its influence reached a part of eastern Algeria.

This building has a unique architectural specificity; the absence of a minaret despite the existence of a mosque with a large surface, big domes, and high walls. The architecture of this Zaouïa reflects the Rahmaniya way, based on asceticism in décor, the sobriety of ornaments and the adoption of a simple appearance.

The museum houses important heritage collections that represent the customs of the Kef region, the most important of which is the jewelery collection.

متحف الفنون والتقاليد الشعبية بالكاف

يقع متحف الفنون والتقاليد الشعبية بالكاف في مقر الزاوية الرحمانية حيث يطغى, من حيث أهمية شكله ومعماره ذو القبب المهيبة, على الساحة التي تفضي إليه، وهي ساحة سيدي علي بن عيسى الذي هو أخر شيوخ هذه الطريقة . تذكرنا هذه الزاوية ، مع مثيلاتها كالزاوية العيساوية والقادرية ، بزمن كانت فيه الكاف عاصمة الطرق الصوفية في الشمال الغربي لتونس وكان يصل اشعاعها لجزء من شرق الجزائر. تتفرد هذه البناية بخاصية معمارية، تتميز بغياب المئذنة على الرغم من وجود مسجد مهم من حيث المساحة و- حجم القباب وارتفاع الجدران. يجسد معمار هذه الزاوية مذهب الرحمانية الذي يعتمد على الزهد في الزينة والزخرف لتبني البساطة في المظهر. يأوي المتحف مجموعات تراثية مهمة، تجسد العادات والتقاليد بجهة الكاف لعل من أهمها الحلي ?

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